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Une
peu
d'histoire
Une
ligne
importante
fut
ouverte
en
1880
de
Lyon
à
Nîmes
par
la
rive
droite
du
Rhône.
La
longueur
de
son
parcours
dans
le
Gard
est
90
km.
Elle
dessert
des
localités
importantes
telles
que
Pont-St.Esprit,
Bagnols-sur-Cèze,
Villeneuve-lès-Avignon,
Beaucaire
ainsi
que
chefs-lieux
de
canton.
Principalement
vouée
à
soulager
l'artère
"noble"
de
la
rive
gauche,
cette
ligne
a
toujours
connu
un
trafic
marchandises.
En
1870,
un
comité
pour
obtenir
une
ligne
passant
par
Uzès
est
créé.
Ainsi
il
arrivait
qu'à
la
même
époque
que
le
ligne
Lyon
à
Nîmes
par
la
rive
droite
du
Rhône
était
en
service,
les
lignes
du
Martinet
à
st.
Julien-les-Fumades
et
d'Uzès
à
Remoulins
était
bâti.
Leurs
prolongements
de
St.
Julien-les-Fumades
à
d'Uzès
et
de
Remoulins
à
Beaucaire
furent
ouverts
trois
ans
plus
tard
en
1883.

Uzès
sera
aussi
en
1883
relie
à
la
ligne
des
Cévennes
(La
Levade,
Alès,
Beaucaire)
au
niveau
de
Nozières
par
une
transversale
desservante
Arpaillargues,
Bourdic,
st.
-
Chaptes
et
Moussac
longue
de
27
km.
La
gare
d'Uzès
est
bâtie
sur
le
pied
de
la
colline,
sur
laquelle
le
plus
vieux
duché
de
la
France
est
situé.
La
construction
de
la
gare
sur
le
plateau
proche
des
faubourgs
aurait
été
une
très
grand
dépens
nécessitant
le
percement
d'une
tranchée
et
une
forte
déclivité.
Le
grand
bâtiment
de
la
gare
est
surmonté
d'une
horloge.
La
ligne
contourne
la
colline
d'Uzès,
et
bifurquerait
en
direction
Nozières-Brignon
et
l'autre
direction
vers
Montaren
ensuite
Serviers-et-Labaune.
De
là,
cette
ligne
remonte
vers
Foissac-Baron
et
traverse
une
très
belle
région
avec
les
anciennes
gares
en
Foissac-Baron,
St-Maurice-de-Cazevieille,
Euzet-les-Bains,
St-Just-Et-Vacquariès
et
Célas.
À
cet
endroit,
elle
passe
au-dessus
de
la
ligne
Alès
-
d'Ardoise
au
Rhône,
bâtie
par
une
autre
Entreprise
de
chemin
de
fer.
Ce
petit
village
Célas
obtenait
donc
deux
gares.
Entre
Euzet-les-Bains
et
St-Just-Et-Vacquariès,
la
ligne
débouche
sur
la
Combe
de
Vallongue
qu'elle
franchit
par
le
magnifique
pont
du
Mas
Champion
et
rentre
dans
une
petite
tranchée
enjambée
par
de
très
jolis
ponts
supportant
des
chemins
qui
aujourd'hui
ne
mènent
plus
à
rien
et
puis
passant
un
grand
viaduc.
Tous
ces
bâtiments
sont
encore
praticables.
La
continuation
est
aussi
très
intéressante
avec
des
jolis
ponts
et
un
tunnel
avant
Célas
de
250m.
L'obscurité
dans
le
tunnel
ne
devrait
personne
empêcher
de
le
traverser.
La
ligne
permettait
aux
curistes
de
se
rendre
à
l'ancienne
station
thermale
d'Euzet.
Ils
se
plaignaient,
lors
de
la
saison
estivale,
de
ne
pas
avoir
de
liaison
directe
avec
Alès.
En
effet,
une
longue
attente
à
Célas
décourageait
les
éventuels
curistes.
Une
requête
fut
déposée
en
1896,
et
c'est
seulement
1899
que
le
P.L.M.
(Société
Paris
Lyon
Marseille,
propriétaire
de
plus
ligne,
à
présent
SNCF)
créa
une
correspondance
raisonnable.
Mais
cela
ne
suffisait
pas
à
rentabiliser
l'exploitation,
car
la
plus
grande
partie
des
marchandises
transportée
était
le
charbon
des
mines
de
la
vallée
de
l'Auzonnet,
qui
était
transporté
par
les
trains
qui
bifurquaient
à
St.
Julien
en
direction
d'Alès.
En
août
1882,
une
société
privée
ouvrit
une
ligne
entre
Alès
et
L'Ardoise
au
Rhône,
où
l'on
venait
construire
un
port.
Le
but
était
de
transporter
les
charbons
et
minerais
dans
de
meilleures
conditions
de
coût
que
sur
l'itinéraire
de
P.L.M.,
avec
une
longueur
de
59
km
elle
traversait
une
région
dépeuplent
et
son
trafic
ne
répondit
pas
à
l'attente
de
ses
créateurs.
En
1891
la
société
'Alais
au
Rhône"
fut
déclarée
faillite
et
rachetée
par
le
PLM.
La
voie
de
cette
ligne
allant
d'Ouest
en
Est
desservir
les
stations
Minguet
-
Mons,
Célas,
Brouzet-les-Alès,
la
gare
dans
:
"Les
Garrigues
d'en
Haut"
entre
Valérargues
et
Le
Bruguière,
une
halte
en
Le
Bruguière,
Cavillargues,
Connaux
et
Coteron.
Tous
ces
chemins
de
fer
étêtaient
essentiellement
construites
pour
transporter
de
charbon
des
mines
dans
les
vallées
l'Auzonnet,
de
la
Cèze
et
du
Gardon.
Rappelons
que
c'est
grâce
à
Paulin
Talabot
(1799
-
1855),
qu'est
construit
de
1839
à
1842
la
première
voie
ferrée
languedocienne
:
Alais-Nîmes-Beaucaire
permet
à
la
houille
cévenole
d'accéder
au
Rhône.
Mais
les
petites
lignes
ne
survécurent
pas
au
déclin
du
charbon
et
au
développement
de
l'automobile.
La
première
fermeture
aux
voyageurs
intervint
sur
la
section
Uzès
à
Nozières-Brignon
en
1938.
Les
marchandises
résistèrent
un
peu
plus
longtemps.
La
fermeture
commença
par
la
ferm eture
de
St.
Julien
à
Célas,
et
puis
Uzès
à
Nozières-Brignon
en
1940,
ensuite
en
1952:
Célas
à
Montaren
et
en
1959:
Montaren
à
Uzès.
Aujourd'hui
les
lignes
ne
sont
plus
ouvertes
et
ces
rails
sont
en
partie
démontés.
Même
les
lignes
sont
partiellement
revenues
à
la
végétation
originale
de
Garrigue
ou
converties
aux
vignobles.
Dans
les
villages,
beaucoup
de
maisons
sont
construites
sur
la
piste
de
chemin
de
fer.
Mais
encore
le
chemin
de
fer
est
visible
dans
le
paysage
et
employé
comme
sentier
ou
routes
de
pays.
Le
matériel
roulant
mis
en
service
se
composait
de
"stalles"
(place
de
luxes),
de
"berlines"
(premier
classe),
de
voitures
fermées
(deuxième
classe),
de
voitures
ouvertes
(troisième
classe)
et
de
wagons
découverts
qui
n'étaient
autres
que
des
wagons
à
marchandises.
Les
voitures
de
premières
classes
étaient
donc
couvertes,
fermées
et
munies
de
sièges
plus
ou
moins
rembourrés.
Celle
de
troisième
classe
étaient
couvertes,
mais
ouvertes
sur
les
côtés
et
exposant
donc
les
voyageurs
aux
intempéries
;
les
sièges
étaient
de
simples
banquettes
en
bois.
Plus
tard,
on
devait
sommairement
fermer
les
côtés
de
ces
véhicules
avec
des
rideaux.
Quant
aux
wagons
découverts,
on
y
voyageait
debout
et
parfois,
les
occupants
se
trouvaient
en
compagnie
de
colis
et
même
d'animaux.
Chronologie
des
ouvertures
des
lignes
ferroviaires
dans
le
Gard
Nîmes
-
Beaucaire
................................................
15
juillet
1839
Alès
-
Beaucaire
....................................................
19
août
1840
Alès
-
La-Grand-Combe
.........................................
janvier
1841
Montpelier
-
Nîmes
..............................................
9
janvier
1845
Beaucaire
-
Tarascon
(franchissement
du
Rhône).....17
juillet
1852
Bessèges
-
Alès
...............................................
1
décembre
1857
Robiac
-
Trelys
........................................................
8
mars
1858
La-Grand-Combe
-
Villefort
...................................
12
août
1867
Lunel
-
Arles
(par
Aimargues
et
Le-Cailar)
..........
27
janvier
1868
Lunel
-
Ganges
(par
Junas
et
Sommières)
...............
11
mars
1872
Ganges
-
Le
Vigan
................................................
20
juillet
1874
Nîmes,
Le-Cailar
et
Aimargues
-
Aigues
Mortes
...printemps
1875
Nîmes
-
Remoulins
-
Le
Teil
...................................
30
août
1880
Remoulins
-
Uzès
...................................................
30
août
1880
Quissac
-
Mas-des-Gardies
..................................
11
juillet
1881
Alès
-
Port-L'Ardoise
...........................................
31
juillet
1831
Les-Mazès
-
Sommières
-
St.Césaire
................
30
octobre
1882
Nozières
-
St.Julien-les-Fumades
(par
Uzès)
.
25
septembre
1883
Remoulins
-
Beaucaire
..................................
25
septembre
1883
Anduze
-
St.Jean-du-Gard
......................................
26
mai
1906
INDICATION
DES
SOURCES
1)
Naissance
du
Chemin
de
Fer
en
Languedoc
-
Roussillon
2)
Le
Chemin
de
Fer
de
Le-Martinet
-
Beaucaire
-
Uzès
-
Noziere/Brignon
Association
Terre
Cevenole
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